Distributions pour débutants: Mageia

Mageia ( magie en français ) est une distribution Gnu/Linux, fork communautaire de feu Mandriva Linux, née en Septembre 2010.

Contrairement à son ancêtre, Mageia est organisée par une association dont les membres ne veulent rien devoir aux orientations économiques et stratégiques d’une quelconque société.

Images d’installation:

Les images d’installation de Mageia, cinquième du nom, sont disponibles pour ordinateurs 32 ou 64 bits

Il en existe 3 types

-Installation classique ( d’environ 3,5 Go, choix possible d’un bureau autre que KDE ou Gnome)

-Média Live (1,5 Go)

-Installation par le réseau ( logiciels 100% Libre ou avec pilotes propriétaires, choix possible d’un bureau autre que KDE ou Gnome)

j’ai utilisé une image « live » que j’ai gravé sur un DVD, l’installation sur une clé USB via Unetbootin étant impossible

J’ai choisi le bureau Gnome.

Pourquoi Gnome plutôt que KDE ?

Mageia 5 propose le bureau KDE 4 , bientôt obsolète, qui sera remplacé par Plasma (KDE 5) pour la version 6 de la distribution, théoriquement disponible au printemps 2016. Il y a de fortes chances que les utilisateurs de ce bureau soient obligés de faire une ré-installation de la distribution à ce moment.

Si vous choisissez l’image classique d’installation ou par le réseau, vous pourrez choisir des bureaux tel que GNOME,KDE, XFCE, MATE, Cinnamon ou encore E17. Pour les néophytes débarquant du système propriétaire vérolé Microsoft Windows , C’est Cinnamon, relativement proche de l’interface de Windows 7 ou 10, que je conseille.

Installation :

Ne perdez pas de vue que j’utilise une image « Live » (permettant d’essayer le système avant de l’installer)

Je choisis « installer sur le disque dur »

Capture d'__cran de 2016-02-09 15_50_14

Capture d'__cran de 2016-02-09 15_50_25

Le partitionnement: Pas de panique, il est identique pour les 3 types de médias d’installation

Si vous voulez installez Mageia à côté de Microsoft Windows, l’installateur vous le proposera.

En cas de présence d’Uefi, suivre ces explications

J’ai choisi l’option « Partitionnement personnalisé » (les partition étant déjà présentes sur le disque dur)

Il vous faudra créer une partition /, servant à héberger le système (30 à 40 Go, pour être large),une /home pour vos données personnelles  (formatées toutes 2 en ext4) et une swap

Capture d'__cran de 2016-02-09 15_50_56

Capture d'__cran de 2016-02-09 15_51_25

Capture d'__cran de 2016-02-09 15_51_40

Capture d'__cran de 2016-02-09 15_51_55

Capture d'__cran de 2016-02-09 15_52_01

L’installateur vous proposera de ne pas installer les paquets inutiles (traductions et support matériel non-utilisés)

Capture d'__cran de 2016-02-09 15_52_32

L’installation peut commencer

Capture d'__cran de 2016-02-09 15_52_43

L’installation par un média différent sera plus complète ( choix langue, clavier, création de l’utilisateur,etc…)

ATTENTION: La création de l’utilisateur et de l’administrateur du système se fera, dans le cas du média « Live », au redémarrage de la machine, donc pas de panique 😀

On finit par l’installation du chargeur d’amorçage

Celui ci s’installe sur sda ( premier secteur du disque dur) en cas d’installation (seul ou en dual boot avec Windows) sur un disque dur unique

En cas d’installation sur un disque séparé, veillez à régler votre Bios pour que le disque dur contenant Mageia soit le premier dans la liste du schéma de boot

Capture d'__cran de 2016-02-09 16_00_46

Capture d'__cran de 2016-02-09 16_01_05

Configuration :

Félicitations, vous avez maintenant un système Gnu/linux sur votre ordinateur

Le matériel réseau a été correctement détecté (Ethernet ou Wifi, broadcom pour ma part)

Vous êtes accueillis par Mageia Welcome, petit logiciel sympa qui va vous permettre d’avoir accès à la documentation et d’installer des programmes ( nous verrons cela dans la vidéo qui suit)

Capture d'écran de 2016-02-09 16:08:47

il vous faut immédiatement accéder au Centre de contrôle de Mageia (grâce à votre mot de passe administrateur)afin d’appliquer les premières mises à jour, concernant bien souvent le gestionnaire de paquets

Capture d'écran de 2016-02-09 16:12:23

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Capture d'écran de 2016-02-09 16:12:44

Capture d'écran de 2016-02-09 16:13:00

Capture d'écran de 2016-02-09 16:13:06

Une fois cette première màj appliquée, d’autres seront proposées automatiquement et elles concerneront les logiciels installés

Une fois appliquées, le gestionnaire de mises à jour vous signalera la présence de programmes orphelins (qui ne sont plus utiles au système pour fonctionner). Il vous faudra ouvrir un terminal et passer les commandes:

su: passage en mode administrateur

puis:

urpme –auto-orphans

Capture d'écran de 2016-02-09 16:59:02

Une fois l’opération effectué:

exit (pour sortir du mode administrateur)

Ce devrait être une des rares exceptions pour laquelle un terminal sera utile. Ce n’est pas la mer à boire .

ATTENTION: ne jamais utiliser un système Gnu/linux en mode administration, question de sécurité. ce mode ne doit servir qu’à la configuration du système (et le système vous avertira quand cela est nécessaire)

Pour les mises à jour, dorénavant, vous serez prévenu par une applet vous le signifiant sur votre bureau. Votre mot de passe utilisateur vous suffira à les appliquer . Inutile de passer par le centre de contrôle donc.

J’ai installé VLC et Clémentine (player audio),ce qui a engendré l’installation des codecs indispensables à la lecture des fichiers multimédia.

Assez de bavardages, place à la présentation de Mageia en vidéo (une première pour ce blog)

 

Conclusion:

-Les plus :

Le centre de Contrôle de Mageia est la référence en mode graphique pour l’administration du système lorsque l’on est débutant.

Chaque version de Mageia est publié lorsqu’elle stable. Elle ne bougera plus le temps de sa durée de vie (entre 18 et 24 mois) au point de vue logiciels et elle est très robuste. Des logiciels comme Skype ou Flashplayer sont disponibles, permettant une transition en douceur vers le monde Gnu/linux. Le support de la multi-architecture (obligatoire pour Steam, par exemple) est activée par défaut, ce qui évitera aux novices de devoir bidouiller dans les entrailles du système. Le support du matériel parait impeccable (notamment le wifi, qui peut être un véritable casse tête pour le novice ) et ce, dès la phase d’installation

Le logiciel Mageia Welcome  vous permettra de vous documenter et d’installer quelques logiciels de façon intuitive

Avec l’image Netinstall ou DVD, plusieurs bureaux seront proposés au moment de l’installation

-Les moins:

KDE: Ce bureau en version 4 est en fin de vie, inutile de l’installer. Il vous faudra recommencer dès le début pour la version 6 de la distribution. La version 5 du bureau est installable pour cette version, mais là aussi pour le novice, c’est un véritable casse tête sans garantie que cela fonctionne.

Des versions figées et supportées sur le long terme (Firefox ESR 38 alors que nous en somme à la version 44 du navigateur, par exemple) qui ne recevront que des mises à jours de sécurité

Une logithèque relativement pauvre (paquets au format RPM), même si l’essentiel est là, par rapport à des distributions basées sur Debian ou Ubuntu (format .deb)

 

Avis personnel : J’ai longtemps utilisé Mandriva Linux (dont Mageia diverge peu techniquement) avant de passer à un stade supérieur de connaissances .Jusqu’à ce jour, c’est le système le plus simple pour les grands débutants, au niveau de l’administration et de la configuration qu’il m’ait été donné d’utiliser. Idéal pour quitter Windows en douceur….

La prochaine distribution testée sera Linux Mint Debian Edition, différente mais tout aussi intuitive pour les débutants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 réponses à “Distributions pour débutants: Mageia

  1. Vous appelez « Mageia » : « distribution pour débutant ». Comme professionnel, je peux vous garantir que les distributions pour professionnels, que ce soit sous Linux », « Windows », « IOS », et bien d’autres, vous avez affaire aux mêmes présentations et simplifications des installations.
    Cordialement.

    • Oui, je vais leur conseiller quoi aux débutants?
      Arch, Slackware, Gentoo?. Lisez un peu entre les lignes, s’il vous plait. Distributions pour débutants est avant tout un terme pour exprimer la facilité d’installation et d’utilisation pour un novice
      N’essayez pas de me faire dire ce que je n’ai pas dit
      De toute façon Mageia, vu son état, je ne vais plus la conseiller aux newbies d’ici quelques temps

  2. Très bonne question qui permet, au moins, de comprendre que l’installation d’un Système d’Exploitation n’est pas une sinécure. C’est vrais que la qualité des outils d’aide aux installations a fait un grand pas en avant ; pourtant, que ce soit Microsoft ou les Éditeurs de produits Unix tel : Linux et toutes les distributions qui en sont dérivées, apportent leurs lots de complexité qui sont difficiles à résoudre pour des personnes qui ne sont pas, au minimum, des utilisateurs très averti. C’est en cela que des personnes comme vous apportez des contributions non négligeables pour la résolution de « mystères » technologiques et logiciels que de nombreux utilisateurs croient pouvoir maitriser « d’instinct ».
    C’est vrai que vous apportez une aide précieuse mais, souvent, la simplification des idées portent en elles-mêmes des nuisances partisanes. Ainsi, la guerre qui existe entre Windows et Linux nuit bien plus à Linux qu’à Windows ; pourtant même avec sa version « 10 », le produit conserve des anomalies liées à des contraintes de développements imposées par les agences américaines. Cela ne veut pas dire qui Linux est exempt de défauts ! Pourtant, Linux est largement utilisé dans de nombreuses entreprises et lieux privés du fait de sa fiabilité.
    Simplement, l’environnement fermé de Windows requière une objectivité d’analyse que de nombreuses personnes ne font pas, par passion ou, surtout, par négligence… et ces négligences, comme elles sont traitées en long et en large dans de nombreuses revues qui rapportent beaucoup de sous, semble être naturellement moins ennuyeuses pour l’utilisateur qui à l’impression de participer, malgré lui, au développement du produit alors que, souvent, il butte sur des anomalies que l’Éditeur espérait qu’elles ne soient pas découvertes trop tôt.
    Au final, de bon produits se retrouvent à l’arrière plan technologique au privilège d’autres moins performant et plus complexes (par leurs contraintes) d’utilisation. De plus, ces derniers se voient dotés de moyens permettant de « faciliter la vie de ces utilisateurs » (pense t-on) en leur permettant d’étaler toutes leurs vies privée sur la place publique ou de la confier à des inconnus !

    Vive la liberté !

    Cordialement.

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