Long métrage: « Jin Roh, la brigade des loups » de Hiroyuki OKIURA (1999)

L’Histoire:

« A la Fin des années 1950, dans un passé uchronique. L’Allemagne a gagné la guerre et s’est emparée du Japon. Une brigade d’élite spéciale (et sans pitié), dénommée « Panzer »,  est la  seule réponse qu’a trouvé le gouvernement face à des émeutes de plus en plus violentes. Une nuit, lors d’affrontements contre un groupe d’action nommé  « La Secte », le lieutenant Kazuki Fuse ne peut se résigner à tuer une jeune fille, porteuse d’une bombe, malgré les ordres assénés,  mettant ainsi en danger sa vie et celles des membres de son unité. L’adolescente déclenche l’engin explosif et meurt devant ses yeux. Traumatisé, rongé par la culpabilité et des émotions humaines inconnues de lui jusque là,  le soldat se rend sur sa tombe et rencontre la sœur aînée de cette dernière. Cette rencontre n’est pas un hasard… »

Ce superbe long métrage est à réserver aux adultes. La violence des quelques scènes de « combat » est extrême et au plus proche de ce que j’imagine des conflits armés, que je déteste profondément, quelque soit leur forme ou leur échelle. Il est l’ adaptation d’une série de mangas de Mamoru Oshii et, également, le dernier film d’animation japonais entièrement dessiné à la main (sur celluloïd) .

[Parenthèse]: s’il y a bien une chose qui m’interpelle dans les animations japonaises, à l’époque, c’ est l’omniprésence du traumatisme lié à Hiroshima et Nagasaki. Je reparlerai de cet aspect lors d’un prochain billet au sujet d’un autre long métrage.

Les dialogues sont d’une richesse surprenante pour un film d’animation et l’œuvre, d’un esthétisme de très haute volée et d’une intelligence rarissime, est une parabole évidente du « Petit  chaperon rouge ». La quête d’humanité, vouée à l’échec, d’un animal (Fuse) interroge sans cesse le spectateur sur notre nature profonde. A noter l’omniprésence d’ intrigues politiques en toile de fond.

Déroutant, oppressant, d’un réalisme brutal et d’un suspens étouffant, Jin Roh est une fable noire, sans issues, sans espoir. Terminale.

Prière d’accrocher sa ceinture.

Je pourrai en parler pendant des heures, tant ce long métrage est riche. Je n’ai pas envie de le spoiler, par respect pour les lecteurs qui ne le connaitraient pas et seraient tentés de le découvrir.

Un film majeur, pour ma part.

La bande annonce:

Une réponse à “Long métrage: « Jin Roh, la brigade des loups » de Hiroyuki OKIURA (1999)

  1. j’aime beaucoup les manga animation. Quand je vivais à Paris je savais ou allez me fournir.
    Aujourd’hui je vie en Occitanie, et je me suis abonné a netflix j’avoue avoir quelque perle en animation.
    @bientôt