Linux Mint 18.2-64 bits (béta): nouveautés et autres versions (xfce, kde…)

Petit résumé vite fait avant d’entrer dans les détails au prochain billet ( plus spécifiquement le bureau Cinnamon et les logiciels présents)

Je suis donc sur la phase de test de cette version18.2 de Linux Mint (C’est la version vers laquelle je vais devoir, ou pas, faire migrer (ou le faire moi-même selon les cas)  les utilisateurs à qui j’ai installé cette distribution). Et j’avoue que je reste sceptique vis à vis de l’utilisation du noyau Linux 4.8.xxx (même si la base est Ubuntu LTS 16.04.2 ). Alors certes, c’est la première fois que j’arrive à lancer un noyau de cette génération sur mon Inspiron sans que cela ne me fasse un kernel panic (Intel), certainement grâce à la chiée de correctifs qui a inévitablement été pondu par et pour Ubuntu, pas pour autant que je suis convaincu. La pertinence aurait été l’inclusion « d’urgence » d’un kernel de la série 4.9.xxx.

Pour ce qui est de Mint,  j’ai encore plus tendance  Lire la suite

Linux Mint 18.2 Cinnamon 64 bits (béta): Install et post-install

Une fois le live DVD (ou USB dans mon cas) lancé (en anglais), la première chose est de faire un tour du côté de « System settings » et de basculer sur un clavier FR, pour plus de facilité ( en Azerty donc, plus pratique pour rentrer une clé WPA2 pour ceux qui ne connaissent pas de mémoire les correspondances avec le clavier Qwerty)

Première chose qui me saute aux yeux: la présence du zombiesque noyau de la série 4.8. Normal, cette version de Mint est basée sur Ubuntu 16.04 LTS

Sauf que les dernières fois que j’ai eu à faire à cette série kernel (peu importe la distribution) , après le reboot post-install, mon Inspiron (Intel) était en panique, kernel panic

Lire la suite

OBRevenge

C’est en faisant un tour sur Distrowatch, en milieu de semaine, que j’ai fait connaissance avec cette distribution

Une Archlinux sous Openbox tendance « user-friendly » (même s’il y a des iso avec MATE & KDE disponibles)

Cela peut-être intéressant pour un débutant ayant une bécane aux performances limitées. Tout est fait, visiblement, pour une expérience utilisateur ultra-simplifiée de ce gestionnaire de Fenêtres. Pas besoin d’éditer le menu d’openbox par exemple, cela est fait automatiquement. Côté système, une administration en mode graphique, avec par exemple Pamac pour la gestion des logiciels et comme toutes distributions pour débutants, les firmwares sont installés par défaut ( firmwares) .

On télécharge ici

Intallation

Lire la suite

Devuan Gnu/linux : coup d’oeil rapide

Petit historique:

La petite guerre intestine chez Debian, concernant le choix de l’init systemd par défaut, a donné naissance à ce fork nommé Devuan. Avec sysVinit en lieu et place de systemd.

Pourquoi pas?

J’m’accorde sur le fait que le bouchon a été poussé un peu loin entre les pro et anti-systemd. Mais, dans la vraie vie, lorsque qu’un couple ne s’entend plus, vaut mieux qu’il se sépare plutôt que de continuer ensemble avec pour principal moteur la rancœur, dans une ambiance à faire mourir les cafards … Je pense que cela vaut aussi dans ce genre de situation.

Je peux comprendre les 2 partis techniquement Lire la suite

Slackware64-Current passe à Linux 4.9.xx

La mise à jour ….du jour

Slackware-Current passe au noyau Linux 4.9.26 (Generic- Huge – Source), engendrant également les mises à niveau de kernel-headers, de kernel-firmware vers la version 20170504 et de glibc vers la version 2.25 (ainsi que le compileur gcc)

L’environnement KDE-Plasma ( dépôt Ktown d’AlienBob) passe en version 5.9.5

Après redémarrage

Gnu/Linux: une histoire de choix

Tout d’abord, je pense avoir vraiment trouvé ce que je cherchais dans le monde Gnu/linux. Je ne reviens pas sur mon parcours, la plupart des lecteurs de ce blog sont au courant. Le dernier mois a été source de cogitation pour ma part. J’ai abandonné Archlinux, j’ai tenté autre chose pour finalement me rendre compte que je n’ai pas besoin d’autres distributions que Slackware et Debian pour mon usage personnel. Du coup, je suis repassé en dual-boot et ai redimensionné ma partition :/DATA en lui rajoutant 32 Go supplémentaire d’espace libre (/ + /swap d’Archlinux)

Loin de moi l’idée de balancer le sempiternel  » Mes distros sont les meilleures, le reste, ça pue ». Non, ce serait malhonnête intellectuellement et l’enrichissement que j’ai tiré de mes expériences Linuxiennes est un plus non-négligeable. Le truc, c’est que les autres systèmes d’exploitation ne me conviennent pas.

Certains m’ont posé la question du  pourquoi s’être arrêté sur  .. :

Slackware?

Bonne question, j’ai mis énormément de temps à trouver une réponse à celle-ci. C’est une distribution que j’ai utilisé par intermittence pendant des années, avant de la fixer définitivement

1/ C’est ce qui se rapproche le plus de l’ Unix-Like à mes yeux. On y retrouve aussi la philosophie KISS, chère à Archlinux également. J’apprécie le fait de ne pas avoir d’outils graphiques pour configurer le système, je peux le faire par simples fichiers textes. Même si j’ai tâté du slapt-get (Gslapt, plus précisément, pour la gestion des paquets en mode graphique), je suis revenu aux outils basiques made in Slack et cela me va bien. Je préfère me servir de scripts ou configurer à la main, ce qui permet de comprendre ce que je fais, alors que des outils de configuration « user-friendly » ne m’apportent pas vraiment ce côté « contrôle absolu » que je recherche (ce qui est tout relatif, il m’est arrivé de me planter grave)

2/La stabilité est une condition essentielle aux yeux des utilisateurs de Slackware ( et surtout de ses développeurs) , au détriment de la fraîcheur. Je préfère un logiciel qui fonctionne avec robustesse qu’un logiciel qui aurait des défauts ou dont le but est de réinventer la roue. Alors même si j’utilise la version « Current », elle est bien plus stable et solide qu’une distribution « classique », aussi bien au niveau du système de base que des logiciels. Je n’hésite pas à la classer au niveau d’une Debian Stable de ce point de vue.

3/Le fonctionnement et la structure des logiciels inclus dans Slackware restent le plus proche possible de l’état dans lequel ils ont été publié. Je trouve que c’est une énorme marque de « respect » pour le travail fournit par ceux qui les ont développé. Et j’y suis sensible. Ce qui exclu de facto un développement intermédiaire ou des chiés de correctifs qui peuvent dénaturer le logiciel tel qu’il a été pensé.

4/ Une gestion des dépendances qui implique de mettre les mains dans le cambouis (spécialement dans le cas de l’installation de Slackbuilds). Déroutant dans les débuts puis on s’y fait.

5/ Le développeur principal de la distribution se fout de la popularité, ou du nombre de PC équipés, par son système d’exploitation et au final, il est le seul maître à bord. Slackware fait ce pour quoi elle est faite, chacun est maître de la construire comme il l’entend. La compréhension, l’apprentissage et la responsabilisation des utilisateurs sont mis en avant et je trouve que c’est une bonne chose Et si c’était cela la liberté?

6/ Une communauté bien cool pour ne pas gâcher les choses. Ce qui est de plus en plus rare dans les paniers de crabes actuels des distributions grand public, que je ne fréquente plus depuis des lustres.

 

-Debian?

Je ne vais pas en parler des heures. Parce que c’est Debian. Pour l’effort fait de fournir un système 100% Libre sans pénaliser ceux qui auraient besoin de logiciels propriétaires pour faire fonctionner leur système sur une machine nécessitant ces derniers, quid de la non-discrimination. Pour son contrat social. Pour sa version Unstable autant que sa version Stable.  Pour son côté  » je me tape la configuration en mode graphique ou pas », ce qui fait qu’elle convient autant à un débutant qu’à un curieux ou un utilisateur avancé. Parce que même si j’utilise la version Unstable (et qu’il m’arrive régulièrement de piocher dans le dépôt experimental), je n’ai jamais eu à faire à de gros problèmes mettant en péril la stabilité ou la cohérence du système d’exploitation et si un bug surgit, il ne met jamais bien longtemps avant d’être solutionné.

Pour résumer, ces 2 distributions correspondent parfaitement au Gnu/Linuxien que je suis et à l’idée que je me fais de l’informatique. Ce qui ne me donne en aucun cas le droit de juger (ou d’être jugé par) ceux qui ne peuvent pas les encadrer. Ce qui compte, c’est que l’outil que l’on utilise convienne à l’humain, dans toute sa diversité, qui se trouve derrière l’écran.

 

Pour répondre à l’autre question qui m’a été posé cette semaine( par une des personne que j’ai débarrassé de Microsoft et qui veux aller plus loin) pour la énième fois, j’ai une classification toute personnelle, et minimaliste, des systèmes indispensables au monde Gnu/Linux après ces années passées à triturer de la distro:

User-Friendly: ( en ne prenant en compte que de la simplicité d’installation et d’utilisation, la reconnaissance du matériel et la possibilité d’utilisation de logiciels non-libres. Des systèmes spécialement destinés aux migrants de la firme de Redmond )

Mint (Bien qu’il serait judicieux de faire un choix entre une base Debian ou une base Ubuntu), Mageia, Debian Stable (de préférence la DFLinux), Les « saveurs » d’Ubuntu (Xubuntu, Kubuntu, Ubuntu-MATE,etc…), Emmabuntus (basé sur Debian depuis peu) éventuellement une OpenSuse.

Je vois déjà venir le troll  » Et pourquoi pas Ubuntu? Parce que tu la détestes »

C’est plus simple que ça, regarde le merdier actuel dans lequel se trouve cette distribution (abandon de MIR et d’Unity) . Pas besoin d’en dire plus. Canonical a pensé pouvoir faire cavalier seul face à l’écosystème GNU/Linux (alors qu’intrinsèquement, sa distribution y est liée de la tête aux chevilles : un « bondage » en bonne et due forme. Que son PDG le veuille ou pas)  et concurrencer les OS proprio qui ont verrouillé le marché que cette entreprise visait. C’était perdu d’avance. Maintenant, il faut tout revoir.  Ce qui n’est pas spécialement rassurant pour ses utilisateurs (du moins, pour l’instant). A voir le résultat que donnera la version 18.04 de l’Ubuntu-Gnome vampirisée

L’autre paramètre est l’utilisation de tel ou tel bureau…

Mais on s’en fout, l’important est qu’il convienne à l’utilisation et l’idée que se fait l’utilisateur d’une interface graphique. On nous offre la possibilité de choisir, c’est une option que les utilisateurs des systèmes propriétaires n’ont pas le luxe de connaître. C’est un terrain sur lequel, malgré mes préférences, je ne m’engage pas. Mes goûts ne sont pas ceux des autres (surtout lorsqu’ils sont débutants) et c’est très bien comme cela.

Intermédiaires: (plutôt destinés aux débutants curieux ou à ceux qui ont déjà prit l’habitude de mettre les mains dans le cambouis et auxquels le terminal ne fait pas peur )

Fedora, Manjaro (qui à mon avis va devoir faire face à l’installateur ArchAnywhere pour Archlinux), PCLinuxOS,  Debian « Testing » ou « Unstable » éventuellement des trucs comme Frugalware, Slackel, etc…

Experts: (terme prétentieux, mais c’est la classification classique que l’on rencontre. On peut y inclure les systèmes geekesques , voir dans la partie exotiques)

Slackware, ArchLinux (l’originale) , Gentoo

100% Libre: (pour les puristes, et malgré les quelques extrémistes idéologiques qui squattent cette catégorie)

Debian (sans les dépôts contrib et non-free, par défaut donc) , Trisquel ou encore Parabola

Spécialisés:

Je considère que les distributions comme Ubuntu-Studio, Librazik, Scientific, Kali, Tails, SteamOS etc…  répondent à des besoins spécifiques (Multimédia, MAO sécurité, serveur, éducation, etc…). plutôt destinées aux utilisateurs qui savent ce qu’ils veulent. Et il en existe une bonne pelleté. (Perso, j’ai toujours mon système Kiss0s sur une clé USB qui traîne dans ma poche quand je me déplace)

Exotiques:

Void, 0linux (au point mort me semble-t-il), LFS

Des distributions geekesques dont le fonctionnement (et la construction originale) rend leur existence légitime. Elles impliquent une certaine compréhension du fonctionnement de GNU/Linux et une bonne dose de persévérance. Idéales pour approfondir.

Recyclage:

Des distributions telles Antix, Toutou Linux, Puppy, Lubuntu ,etc… permettant de faire revivre de vieilles machines plutôt que de les balancer dans un déchetterie où elles auront le loisir de polluer les sols via leurs composants soumis aux intempéries

 

Conclusion personnelle

Voilà pour la liste des systèmes que je considère comme incontournables. Ce n’est pas pour autant que les autres distributions n’ont pas le droit d’exister comme le voudraient certains. Même si j’admets bien volontiers que les distributions basées sur Ubuntu sont bien trop nombreuses et n’apportent au final pas grand chose au schmilblick. Plus généralement, je pense que la loi de l’évolution s’applique également à l’informatique et  a tendance à faire disparaître les distributions (et par extension, les logiciels) « inutiles », ce n’est qu’une question de temps. Faut laisser faire les choses, râler dans le vide après ces systèmes ne sert absolument à rien. S’ils existent, c’est qu’il y a des utilisateurs qui ont fait le choix de les utiliser (jusqu’au jour où ils trouvent mieux ou que la distro est abandonnée). Puis lorsqu’on prive les utilisateurs de Linux de la liberté de choix, on voit ce que cela donne (Guerre des init, plantage grossier des projets d’Ubuntu, guerre intra-communautaire, etc….) , puis ça part dans le fork compulsif (dispersion) et les invectives à tout va. Je dirais que c’est à ce niveau que ça pêche le plus, actuellement.

Voilà, je ne reviendrai pas sur le sujet, j’ai horreur d’avoir l’impression de me répéter. J’espère avoir cependant répondu aux questions (d’ailleurs merci à ces quelques personnes de me les avoir posé, ça m’a obligé à y réfléchir. C’est toujours bien de cogiter sur le pourquoi du comment)  qui m’ont été soumises en restant le plus compréhensible possible.

 

Ce billet a été rédigé avec pour fond sonore l’album « Duality » de « Die Form »

Bonne semaine.

Debian-Like: Siduction

J’ai connu Sidux , puis Aptosid – dont la dernière image dispo date de 2013 . Puis on a  Siduction.

Comme son nom l’indique, elle est basée sur Debian Unstable (Sid), une des distribution de mon quotidien depuis maintenant de nombreuses années. Donc, un système en mode Rolling depuis bientôt 11 ans ( la première Sidux étant apparu en Septembre 2006 et Siduction en étant la « fille »….), ce qui, niveau crédibilité, n’est pas négligeable.

Je me suis longtemps posé la question de son utilité, puisqu’on peut facilement s’installer une Sid par soi-même. A part l’administration rationnelle des paquets par une équipe, je ne vois pas trop… Mais bon, c’est toujours mieux qu’une Ubuntu (Basé sur Sid également, les bugs en plus)

Les images Iso (amd64- choix des bureaux ) sont ici : http://ftp.spline.de/mirrors/siduction/iso/patience/

Pas de version 32 bits pour cause d’abandon de cette architecture.

Cette version de Siduction se prénomme donc Patience – dont tout utilisateur d’Unstable doit faire preuve en cette période de gel de Stretch.

J’ai fait dans l’original, j’ai téléchargé la version Cinnamon.

Installation

L’installation se fait avec Calamares, vous pouvez choisir votre langue au démarrage du live

Le dock, en haut, me perturbe. Je le virerai au premier démarrage

,

La présence des firmwares facilite les choses (pour le réseau spécialement)

On reboote à la fin

Au premier démarrage, j’ai viré Plank de la liste des logiciels à démarrer automatiquement, appliqué les mises à jour en mode console (pas de synaptic, ni d’applet, ce qui me convient)

Un petit apt-get update && apt-get upgrade en mode super-utilisateur ( faudra que je mette sudo en place) pour appliquer les 501 mises à jour

Tout va bien au reboot, avec un kernel 4.10 (que je dois piocher dans experimental sur ma Sid) et un Cinnamon plutôt récent.

Je reviendrai sur cette distribution dans le  courant de la semaine