Debian Stretch : 2ème révision

La Debian Stable passe en version 9.2

Les images d’installation ont été régénéré (pour ceux qui veulent faire une installation fraîche) et sont disponibles ici

Pour ceux qui utilisent déjà cette version de manière courante, une simple mise à jour est à appliquer (Pour les éléments importants du système, seule une mise à jour du noyau 4.9 est proposée)

 

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Reboot :)

Après ces quelques semaines de retrait nécessaire, comme chaque année, les publications vont reprendre lentement.

Pas de changements, je vais rester sur la ligne actuelle niveau distributions (slackware, Kiss0s, Sid, et plus  rarement je parlerai d’autres projets comme Mageia, Mint, LMDE ou les distros basées sur Debian,comme Librazik, par exemple).

J’ approfondirai également plus sur mes distributions principales et spécialement Slackware, dont on ne parle pas assez à mon goût. C’est pourtant un système extrêmement intéressant par bien des aspects. Ce n’est pas pour autant que je ne parlerai plus de Debian.

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Gnu/Linux: une histoire de choix

Tout d’abord, je pense avoir vraiment trouvé ce que je cherchais dans le monde Gnu/linux. Je ne reviens pas sur mon parcours, la plupart des lecteurs de ce blog sont au courant. Le dernier mois a été source de cogitation pour ma part. J’ai abandonné Archlinux, j’ai tenté autre chose pour finalement me rendre compte que je n’ai pas besoin d’autres distributions que Slackware et Debian pour mon usage personnel. Du coup, je suis repassé en dual-boot et ai redimensionné ma partition :/DATA en lui rajoutant 32 Go supplémentaire d’espace libre (/ + /swap d’Archlinux)

Loin de moi l’idée de balancer le sempiternel  » Mes distros sont les meilleures, le reste, ça pue ». Non, ce serait malhonnête intellectuellement et l’enrichissement que j’ai tiré de mes expériences Linuxiennes est un plus non-négligeable. Le truc, c’est que les autres systèmes d’exploitation ne me conviennent pas.

Certains m’ont posé la question du  pourquoi s’être arrêté sur  .. :

Slackware?

Bonne question, j’ai mis énormément de temps à trouver une réponse à celle-ci. C’est une distribution que j’ai utilisé par intermittence pendant des années, avant de la fixer définitivement

1/ C’est ce qui se rapproche le plus de l’ Unix-Like à mes yeux. On y retrouve aussi la philosophie KISS, chère à Archlinux également. J’apprécie le fait de ne pas avoir d’outils graphiques pour configurer le système, je peux le faire par simples fichiers textes. Même si j’ai tâté du slapt-get (Gslapt, plus précisément, pour la gestion des paquets en mode graphique), je suis revenu aux outils basiques made in Slack et cela me va bien. Je préfère me servir de scripts ou configurer à la main, ce qui permet de comprendre ce que je fais, alors que des outils de configuration « user-friendly » ne m’apportent pas vraiment ce côté « contrôle absolu » que je recherche (ce qui est tout relatif, il m’est arrivé de me planter grave)

2/La stabilité est une condition essentielle aux yeux des utilisateurs de Slackware ( et surtout de ses développeurs) , au détriment de la fraîcheur. Je préfère un logiciel qui fonctionne avec robustesse qu’un logiciel qui aurait des défauts ou dont le but est de réinventer la roue. Alors même si j’utilise la version « Current », elle est bien plus stable et solide qu’une distribution « classique », aussi bien au niveau du système de base que des logiciels. Je n’hésite pas à la classer au niveau d’une Debian Stable de ce point de vue.

3/Le fonctionnement et la structure des logiciels inclus dans Slackware restent le plus proche possible de l’état dans lequel ils ont été publié. Je trouve que c’est une énorme marque de « respect » pour le travail fournit par ceux qui les ont développé. Et j’y suis sensible. Ce qui exclu de facto un développement intermédiaire ou des chiés de correctifs qui peuvent dénaturer le logiciel tel qu’il a été pensé.

4/ Une gestion des dépendances qui implique de mettre les mains dans le cambouis (spécialement dans le cas de l’installation de Slackbuilds). Déroutant dans les débuts puis on s’y fait.

5/ Le développeur principal de la distribution se fout de la popularité, ou du nombre de PC équipés, par son système d’exploitation et au final, il est le seul maître à bord. Slackware fait ce pour quoi elle est faite, chacun est maître de la construire comme il l’entend. La compréhension, l’apprentissage et la responsabilisation des utilisateurs sont mis en avant et je trouve que c’est une bonne chose Et si c’était cela la liberté?

6/ Une communauté bien cool pour ne pas gâcher les choses. Ce qui est de plus en plus rare dans les paniers de crabes actuels des distributions grand public, que je ne fréquente plus depuis des lustres.

 

-Debian?

Je ne vais pas en parler des heures. Parce que c’est Debian. Pour l’effort fait de fournir un système 100% Libre sans pénaliser ceux qui auraient besoin de logiciels propriétaires pour faire fonctionner leur système sur une machine nécessitant ces derniers, quid de la non-discrimination. Pour son contrat social. Pour sa version Unstable autant que sa version Stable.  Pour son côté  » je me tape la configuration en mode graphique ou pas », ce qui fait qu’elle convient autant à un débutant qu’à un curieux ou un utilisateur avancé. Parce que même si j’utilise la version Unstable (et qu’il m’arrive régulièrement de piocher dans le dépôt experimental), je n’ai jamais eu à faire à de gros problèmes mettant en péril la stabilité ou la cohérence du système d’exploitation et si un bug surgit, il ne met jamais bien longtemps avant d’être solutionné.

Pour résumer, ces 2 distributions correspondent parfaitement au Gnu/Linuxien que je suis et à l’idée que je me fais de l’informatique. Ce qui ne me donne en aucun cas le droit de juger (ou d’être jugé par) ceux qui ne peuvent pas les encadrer. Ce qui compte, c’est que l’outil que l’on utilise convienne à l’humain, dans toute sa diversité, qui se trouve derrière l’écran.

 

Pour répondre à l’autre question qui m’a été posé cette semaine( par une des personne que j’ai débarrassé de Microsoft et qui veux aller plus loin) pour la énième fois, j’ai une classification toute personnelle, et minimaliste, des systèmes indispensables au monde Gnu/Linux après ces années passées à triturer de la distro:

User-Friendly: ( en ne prenant en compte que de la simplicité d’installation et d’utilisation, la reconnaissance du matériel et la possibilité d’utilisation de logiciels non-libres. Des systèmes spécialement destinés aux migrants de la firme de Redmond )

Mint (Bien qu’il serait judicieux de faire un choix entre une base Debian ou une base Ubuntu), Mageia, Debian Stable (de préférence la DFLinux), Les « saveurs » d’Ubuntu (Xubuntu, Kubuntu, Ubuntu-MATE,etc…), Emmabuntus (basé sur Debian depuis peu) éventuellement une OpenSuse.

Je vois déjà venir le troll  » Et pourquoi pas Ubuntu? Parce que tu la détestes »

C’est plus simple que ça, regarde le merdier actuel dans lequel se trouve cette distribution (abandon de MIR et d’Unity) . Pas besoin d’en dire plus. Canonical a pensé pouvoir faire cavalier seul face à l’écosystème GNU/Linux (alors qu’intrinsèquement, sa distribution y est liée de la tête aux chevilles : un « bondage » en bonne et due forme. Que son PDG le veuille ou pas)  et concurrencer les OS proprio qui ont verrouillé le marché que cette entreprise visait. C’était perdu d’avance. Maintenant, il faut tout revoir.  Ce qui n’est pas spécialement rassurant pour ses utilisateurs (du moins, pour l’instant). A voir le résultat que donnera la version 18.04 de l’Ubuntu-Gnome vampirisée

L’autre paramètre est l’utilisation de tel ou tel bureau…

Mais on s’en fout, l’important est qu’il convienne à l’utilisation et l’idée que se fait l’utilisateur d’une interface graphique. On nous offre la possibilité de choisir, c’est une option que les utilisateurs des systèmes propriétaires n’ont pas le luxe de connaître. C’est un terrain sur lequel, malgré mes préférences, je ne m’engage pas. Mes goûts ne sont pas ceux des autres (surtout lorsqu’ils sont débutants) et c’est très bien comme cela.

Intermédiaires: (plutôt destinés aux débutants curieux ou à ceux qui ont déjà prit l’habitude de mettre les mains dans le cambouis et auxquels le terminal ne fait pas peur )

Fedora, Manjaro (qui à mon avis va devoir faire face à l’installateur ArchAnywhere pour Archlinux), PCLinuxOS,  Debian « Testing » ou « Unstable » éventuellement des trucs comme Frugalware, Slackel, etc…

Experts: (terme prétentieux, mais c’est la classification classique que l’on rencontre. On peut y inclure les systèmes geekesques , voir dans la partie exotiques)

Slackware, ArchLinux (l’originale) , Gentoo

100% Libre: (pour les puristes, et malgré les quelques extrémistes idéologiques qui squattent cette catégorie)

Debian (sans les dépôts contrib et non-free, par défaut donc) , Trisquel ou encore Parabola

Spécialisés:

Je considère que les distributions comme Ubuntu-Studio, Librazik, Scientific, Kali, Tails, SteamOS etc…  répondent à des besoins spécifiques (Multimédia, MAO sécurité, serveur, éducation, etc…). plutôt destinées aux utilisateurs qui savent ce qu’ils veulent. Et il en existe une bonne pelleté. (Perso, j’ai toujours mon système Kiss0s sur une clé USB qui traîne dans ma poche quand je me déplace)

Exotiques:

Void, 0linux (au point mort me semble-t-il), LFS

Des distributions geekesques dont le fonctionnement (et la construction originale) rend leur existence légitime. Elles impliquent une certaine compréhension du fonctionnement de GNU/Linux et une bonne dose de persévérance. Idéales pour approfondir.

Recyclage:

Des distributions telles Antix, Toutou Linux, Puppy, Lubuntu ,etc… permettant de faire revivre de vieilles machines plutôt que de les balancer dans un déchetterie où elles auront le loisir de polluer les sols via leurs composants soumis aux intempéries

 

Conclusion personnelle

Voilà pour la liste des systèmes que je considère comme incontournables. Ce n’est pas pour autant que les autres distributions n’ont pas le droit d’exister comme le voudraient certains. Même si j’admets bien volontiers que les distributions basées sur Ubuntu sont bien trop nombreuses et n’apportent au final pas grand chose au schmilblick. Plus généralement, je pense que la loi de l’évolution s’applique également à l’informatique et  a tendance à faire disparaître les distributions (et par extension, les logiciels) « inutiles », ce n’est qu’une question de temps. Faut laisser faire les choses, râler dans le vide après ces systèmes ne sert absolument à rien. S’ils existent, c’est qu’il y a des utilisateurs qui ont fait le choix de les utiliser (jusqu’au jour où ils trouvent mieux ou que la distro est abandonnée). Puis lorsqu’on prive les utilisateurs de Linux de la liberté de choix, on voit ce que cela donne (Guerre des init, plantage grossier des projets d’Ubuntu, guerre intra-communautaire, etc….) , puis ça part dans le fork compulsif (dispersion) et les invectives à tout va. Je dirais que c’est à ce niveau que ça pêche le plus, actuellement.

Voilà, je ne reviendrai pas sur le sujet, j’ai horreur d’avoir l’impression de me répéter. J’espère avoir cependant répondu aux questions (d’ailleurs merci à ces quelques personnes de me les avoir posé, ça m’a obligé à y réfléchir. C’est toujours bien de cogiter sur le pourquoi du comment)  qui m’ont été soumises en restant le plus compréhensible possible.

 

Ce billet a été rédigé avec pour fond sonore l’album « Duality » de « Die Form »

Bonne semaine.

Debian et MAO (suite): le projet Librazik

Suite à la publication du billet sur Debian et  la M.A.O., un des lecteurs de ce modeste blog m’a aiguillé vers cette distribution francophone, basée sur Debian « Jessie ». Je tiens donc en premier lieu à le remercier, car j’étais passé complètement à côté de ce projet.

Librazik se présente sous la forme d’un Live-DVD et s’installe de la même façon qu’une Debian (Installation Graphique). On peut la tester avant de l’installer. Et en français, s’il vous plaît.

Au redémarrage, une première mise à jour s’impose

$sudo apt-get update && sudo apt-get upgrade && sudo apt-get autoremove

(325 paquets mis à jour et 328 nouveaux paquets installés)

capture

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Autant vous dire que vous avez le temps de vous faire un café, de prendre votre douche ou ce que vous voulez d’autre

Au redémarrage, nous nous retrouvons avec un noyau Linux 4.9.0-0.bpo.1-amd64 . Ce noyau provient du dépôt Backports.

Pour y voir plus clair, voici le source.list

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Le nom de cette distribution pourrait faire penser que nous sommes en présence d’un système 100% Libre, il n’en est rien

La quasi totalité des firmwares (wifi, linux-firmware free & non-free. Je ne sais pas ce qu’il en est des pilotes pour cartes graphiques Nvidia ) sont présents après l’installation

Le bureau par défaut est MATE

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Je ne fais pas de présentation plus approfondie des logiciels aujourd’hui ( et ouais, ça demande du temps), mais  un aperçu de ceux qui sont présents dans la vidéo qui suit (via le menu ). Je reviendrai dans les semaines qui suivent sur ces différents logiciels.(Je ne sais pas encore sous quelle forme, vidéos ou billets)

Si vous voulez voir les détails, passez la vidéo en mode HD

Son: Monsieur Alain Bashung – « Comme un Lego »- Album : Bleu Pétrole

Enfin une alternative sérieuse à Ubuntu-Studio depuis la mort de Tango Studio

Clarification

Je mets à la vue de tous le commentaire d’Olivier , développeur de Librazik, ainsi que ma réponse pour qu’il n’y ai aucun malentendu sur ce que l’on pourrait appeler un écart de langage de ma part. Mes excuses si cela a pu prêter à confusion :

Olivier: 

Salut, Olivier ici, développeur de LibraZiK.

Tout d’abord, merci pour cet article.

Ensuite, pour apporter de l’information et de la compréhension à cette revue, je réponds à : « Le nom de cette distribution pourrait faire penser que nous sommes en présence d’un système 100% Libre, il n’en est rien ». Car le « il n’en est rien » m’a semblé un peu trop fort. Les quelques composants non-libre sont là par consensus entre « fournir un système libre » et « permettre aux utilisateurs débutants d’avoir un système fonctionnel directement ».

C’est expliqué dans le manuel ici : http://librazik.tuxfamily.org/doc/manuel/librazik_et_logiciels_libres (y compris des informations permettant de repérer facilement les composants non-libres pour pouvoir les supprimer rapidement pour celles et ceux qui le souhaitent).

En espérant que ça aide,

Moi:

Salut
Merci pour la clarification.
Je tiens à faire la mienne aussi
Quand je parle système 100% libre, je fais référence à des distributions comme Trisquel ou Parabola. Ce que je voulais dire par là donc, c’est que cette iso comporte des blobs proprios, chose qui ne me gène absolument pas puisque j’utilise moi même ce genre de paquets lorsque j’en ai besoin et que ce choix est le plus intelligent en ce qui concerne l’accès à GNU/Linux pour les débutants
Je vais directement recopier ceci dans l’article pour éclaircir les choses 😉
Amicalement

Je complète donc ce billet:

La liberté de choix est laissée par Librazik

Les blobs proprio sont présents par défaut mais il est possible de faire de Librazik un système 100% libre.( voir le lien posté par Olivier, outil « vrms” pour “Virtual Richard M Stallman” )

Ce qui contentera les sensibilités présentes dans la communauté du Libre et spécialement celle de Debian